Quelques mots de
SERGE MONAST
(1943-1996)
Nous pouvons qualifier Serge Monast
d’héritier de Jean-Paul Regimbald,
un prêtre catholique qui dénonçait publiquement les coteries occultes au point
de se faire rabrouer par l’Église pour ses propos. Au Québec, il devient le
premier journaliste indépendant à s’engager publiquement sur la route d’un
complot mondial qui viserait l’instauration d’un contrôle total reposant sur
une théodictature technocratique nécessitant l’usage d’une micro puce.
1.
Il est minuit
quinze secondes à Ottawa (1992), un livre
politiquement engagé qui nous annonce qu’un programme mis en action par Brian
Mulroney, avec le soutien du Pentagone, planifie une intervention militaire au
Québec en cas de sécession.
2.
Le
gouvernement mondial de l’Antéchrist
(1994) traitant
de l’instauration d’une dictature mondiale qui pourrait faire sourire
Naomi Wolf.
3.
Vaccins,
médecine militaire expérimentale & cristaux liquides… (1994) et Histoire tragique de la vaccination (1994), deux
cahiers qui pourraient inquiéter les gens sur le projet de vaccinations
massives contre la grippe A (H1A1A).
Voici maintenant des références sur Serge Monast traitant des projets Blue Beam et Revolte que vous retrouvez dans Le Livre amer
.
À propos du
projet Blue Beam…
Le projet Blue Beam (le Rayon
bleu), une fascinante mise en scène traitée par Serge Monast en 1992, qui
consisterait à implanter le Nouvel Ordre Mondial en tant que théocratie
universelle. Depuis quelques années, des sites internet dépeignent ce projet
par des techniques de manipulation mentale, dont un «langage parlé […] transmis
par une énergie électromagnétique directement dans une certaine partie du
cerveau» afin de simuler des contacts télépathiques. La mystification se
réaliserait en quatre phases[1]:
L’effondrement de
toutes les connaissances archéologiques, religieuses et conceptions
scientifiques classiques pour nous conduire à une pensée unitaire.
Diffuser des hologrammes optiques et sonores […] en divers endroits du
monde en fonction du conditionnement culturel et religieux des spectateurs, pour
provoquer un chaos qui justifiera la venue d’un nouveau messie.
Simulations de
contacts télépathiques par l’utilisation d’ondes ELF, VLF et LF.
Provoquer diverses manifestations faisant croire à l’invasion imminente d’envahisseurs extraterrestres, puis à une intervention divine.
… et de REVOLTE
Dans les années 70, M. Monast fréquente Pierre Vallière dans sa demeure de Sawerville. Ce célèbre auteur du livre Le Nègre blanc d’Amérique (1967), décédé le 22 décembre 1998, est un ancien membre du FLQ qui tient un discours alarmiste sur la politique québécoise et les infiltrations du mouvement nationaliste par la GRC et la CIA. En 1992, le journaliste rappelle cette fois les évènements d’octobre 1970, dont la tragique découverte du ministre Pierre Laporte dans la valise d’une automobile et l’existence d’un plan d’invasion des terres du Lys d’Amérique, conjointement avec les États-Unis et le Canada dont voici un extrait:
Dans les années 60, le bureau spécial des Opérations de Recherches du Département de la Défense des États-Unis: «Special Operations Research Office» (SORO), avait étudié le Québec, le Chili et la Bolivie comme prototype d’une intervention militaire américaine dans les affaires de Politique étrangère. Le projet d’ensemble s’intitulait «Opération Camelot». La section portant sur le Québec était connue sous le nom de code de «Corps Expéditionnaire Révolte», un titre qui suggère quelque chose d’une amplitude considérable. Selon le numéro de la revue Mclean’s de 1974 dans lequel cela fut rapporté, le Département d’État des États-Unis avait volontairement permis la fuite d’information afin d’embarrasser ses rivaux du Département de la Défense. Néanmoins, il s’agit peut-être plus qu’une simple coïncidence qu’au même moment où Ottawa déclencha les «Mesures de Guerre» en octobre 1970, le même mois la Bolivie fait l’expérience d’un «Coup d’État». Et à nouveau en 1971 […]. En outre, d’autres rapports indiquent que les États-Unis firent des menaces militaires réelles contre le Canada pendant la «Crise d’Octobre» de 1970. James Bennett qui était alors directeur des opérations de contre-espionnage pour la GRC à cette époque, prétendit que ce fut les opérations militaires des États-Unis contre le Canada et non les enlèvements du FLQ qui incitèrent le Premier Ministre Trudeau à invoquer la «Loi des Mesures de Guerre», et à déplacer des troupes dans l’Est de l’Ontario et à Montréal. Dans une entrevue avec le Toronto Star le 22 septembre 1973, Bennett prétendit: «Que pendant la Crise séparatiste d’octobre 1970, à Montréal, les services de la sécurité canadienne durent assigner des enquêteurs beaucoup plus utiles à une tache de filature d’Agents américains de la CIA qui avaient infiltré Montréal sur une large échelle, et y poursuivaient des opérations sans l’accord du gouvernement canadien[2].
Depuis le début de 2007, Benoît Perron remue le dossier. «En 1954, le premier ministre Louis Saint-Laurent» aurait autorisé Allan «Dulles à faire immigrer 35 agents de la CIA au Canada pour créer le Réseau de résistance (1962), précurseur du FLQ. Pour infiltrer les milieux syndicaux, la CIA utilise le syndicat AFL-CIO, paravent des Stay-Behind depuis 1955 pour l’instauration d’une Internationale Anticommuniste sur fond d’ingérence syndicale, de déstabilisation politique et sociale et d’assassinats politiques». Il ajoute qu’«Ottawa forme le Inter-Directorate Liaison Section (IDLS) en 1963, précurseur de la sournoise Section G de la GRC en 1969», qui a pour tache d’espionner le mouvement séparatiste québécois. «Au sein du IDLS se cache Jules Ricco Kimble, le super agent double de la CIA responsable des assassinats politiques» et présumé bienfaiteur de James Earl Ray, l’assassin de Luther King incarcéré le 4 avril 1968.
Petite anecdote
liée à un problème informatique
Lorsque l’économie se porte mal, elles se
mettent à danser sur le rythme de la mort et la transformation jouée par les
tambours des guerres qui accompagnent les percussions des révoltes et la grosse
caisse de la révolution.
Lorsque l’économie se porte mal, elles se
mettent à danser sur le rythme de la mort et la transformation jouée par les
tambours des guerres qui accompagnent les percussions des révoltes et la grosse
caisse des soulèvements.