Quelques mots de

SERGE MONAST

(1943-1996)

 

 

Nous pouvons qualifier Serge Monast d’héritier de Jean-Paul Regimbald, un prêtre catholique qui dénonçait publiquement les coteries occultes au point de se faire rabrouer par l’Église pour ses propos. Au Québec, il devient le premier journaliste indépendant à s’engager publiquement sur la route d’un complot mondial qui viserait l’instauration d’un contrôle total reposant sur une théodictature technocratique nécessitant l’usage d’une micro puce.

De 1994 jusqu’à sa mort, il collabore avec la Commission d’Études Ouranos. Il utilise aussi sa plume pour publier une version québécoise du livre Le Diabolique secret des O.V.N.I. (1993) de J.M. Lesage.

En 1993, il publie aussi une nouvelle version d’une œuvre sur le point de disparaître. Il s’agit du livre Le Corps mystique de l’Antéchrist (1941) de René Bergeron. Il est aussi l’auteur de ces ouvrages dont la liste est incomplète:

1.      Il est minuit quinze secondes à Ottawa (1992), un livre politiquement engagé qui nous annonce qu’un programme mis en action par Brian Mulroney, avec le soutien du Pentagone, planifie une intervention militaire au Québec en cas de sécession.

2.      Le gouvernement mondial de l’Antéchrist (1994) traitant de l’instauration d’une dictature mondiale qui pourrait faire sourire Naomi Wolf.

3.      Vaccins, médecine militaire expérimentale & cristaux liquides… (1994) et Histoire tragique de la vaccination (1994), deux cahiers qui pourraient inquiéter les gens sur le projet de vaccinations massives contre la grippe A (H1A1A).

* * *

 Voici maintenant des références sur Serge Monast traitant des projets Blue Beam et Revolte que vous retrouvez dans Le Livre amer.

 

À propos du projet Blue Beam…

 

Le projet Blue Beam (le Rayon bleu), une fascinante mise en scène traitée par Serge Monast en 1992, qui consisterait à implanter le Nouvel Ordre Mondial en tant que théocratie universelle. Depuis quelques années, des sites internet dépeignent ce projet par des techniques de manipulation mentale, dont un «langage parlé […] transmis par une énergie électromagnétique directement dans une certaine partie du cerveau» afin de simuler des contacts télépathiques. La mystification se réaliserait en quatre phases[1]:

  1. L’effondrement de toutes les connaissances archéologiques, religieuses et conceptions scientifiques classiques pour nous conduire à une pensée unitaire.

  2. Diffuser des hologrammes optiques et sonores […] en divers endroits du monde en fonction du conditionnement culturel et religieux des spectateurs, pour provoquer un chaos qui justifiera la venue d’un nouveau messie.

  3. Simulations de contacts télépathiques par l’utilisation d’ondes ELF, VLF et LF.

  4. Provoquer diverses manifestations faisant croire à l’invasion imminente d’envahisseurs extraterrestres, puis à une intervention divine.

… et de REVOLTE

 

Dans les années 70, M. Monast fréquente Pierre Vallière dans sa demeure de Sawerville. Ce célèbre auteur du livre Le Nègre blanc d’Amérique (1967), décédé le 22 décembre 1998, est un ancien membre du FLQ qui tient un discours alarmiste sur la politique québécoise et les infiltrations du mouvement nationaliste par la GRC et la CIA. En 1992, le journaliste rappelle cette fois les évènements d’octobre 1970, dont la tragique découverte du ministre Pierre Laporte dans la valise d’une automobile et l’existence d’un plan d’invasion des terres du Lys d’Amérique, conjointement avec les États-Unis et le Canada dont voici un extrait:

 

 

Depuis le début de 2007, Benoît Perron remue le dossier. «En 1954, le premier ministre Louis Saint-Laurent» aurait autorisé Allan «Dulles à faire immigrer 35 agents de la CIA au Canada pour créer le Réseau de résistance (1962), précurseur du FLQ. Pour infiltrer les milieux syndicaux, la CIA utilise le syndicat AFL-CIO, paravent des Stay-Behind depuis 1955 pour l’instauration d’une Internationale Anticommuniste sur fond d’ingérence syndicale, de déstabilisation politique et sociale et d’assassinats politiques». Il ajoute qu’«Ottawa forme le Inter-Directorate Liaison Section (IDLS) en 1963, précurseur de la sournoise Section G de la GRC en 1969», qui a pour tache d’espionner le mouvement séparatiste québécois. «Au sein du IDLS se cache Jules Ricco Kimble, le super agent double de la CIA responsable des assassinats politiques» et présumé bienfaiteur de James Earl Ray, l’assassin de Luther King incarcéré le 4 avril 1968.

 

Petite anecdote liée à  un problème informatique

 

Lors de l'écoute de l'Éconoxydable du 11 avril 2007, je crois bon d’écrire quelques mots à Benoît Perron sur le programme REVOLTE. Malheureusement, je dois remettre cette activité à plus tard. Le temps presse. Je dois faire des corrections dans Le Livre amer.

 

Je découvre une répétition dans cette phrase de la page 300 par la présence des mots «révolte» et «révolution»:

 

  • Lorsque l’économie se porte mal, elles se mettent à danser sur le rythme de la mort et la transformation jouée par les tambours des guerres qui accompagnent les percussions des révoltes et la grosse caisse de la révolution.

 

Je décide d’utiliser le dictionnaire informatique de mon logiciel de traitement de texte pour remplacer le mot «révolte» par un synonyme. Ce geste me fait quitter instantanément le logiciel. Je recommence. Même résultat. J’éteins et rallume mon ordinateur. Je retourne dans mon logiciel de traitement de texte et choisi un autre mot. Tout va bien! Le problème semble réglé.  Je tente ensuite de trouver un synonyme à «révolte». Le même problème persiste. Je remplace alors le mot «révolution» par soulèvement:

 

 

Je conclus qu’une problème de programmation m’empêche de demander le synonyme du mot RÉVOLTE dans mon environnement informatique. Bref, ce petit incident m’invite à écrire immédiatement à M. Perron pour partager les informations sur REVOLTE publiées par Serge Monast.

 

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[1] L’ÉCUYER Isabelle, «Le projet Rayon Bleu», Journal Vert, automne 2006, page 7.

[2] MONAST Serge, Il est minuit moins quinze secondes à Ottawa, La Presse Libre Nord-Américaine, 1992, pages 107 et 108.