Observons le monde et notre passé

Pouvons-nous
voir le visage d’Hermès Trismégiste apparaître devant nos yeux, pour dévoiler
des liens entre la politique, l’économie et la religion (coteries
initiatiques) au point d’animer la mission d’un chef d’État nécessaire à
la création d’un nouvel ordre économique mondial qui reposerait sur des
croyances religieuses et le mythe de Babel?
Je ne peux qu’affirmer que le fossé qui jadis séparait les sectes de l’autoritarisme et la politique démocratique et libérale ressemble aujourd’hui à une ligne très mince, au point de crier garde.
Parmi les dirigeants des 10 provinces canadiennes, Jean Charest
est le politicien dont la gestion sert le plus Homeland Security, une industrie
de «115 milliards de dollars» qui carbure à l’implantation d’une haute
technologie pour épier la population, selon les mots de
Naomi Wolf. Par son projet de
libre-échange Canada-Union européenne, soudainement apparu dans sa tête lors de
ses rencontres avec Nicolas Sarkozy, initié à la maçonnerie et à l’Ordre
de Malte (il serait Grand Maître) et Paul Desmarais, il emprunte un sentier
déjà défriché par la CIA et le groupe Bidelburger.
Voici l’extrait du chapitre
V du
Livre amer
traitant
du dossier :
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Lorsque nous lorgnons une
théocratie, tous les chemins mènent à Rome. Il est par contre nécessaire de
faire une halte en Hollande pour mieux
observer les affinités entre la droite politique, les sociétés secrètes, les
multinationales et les services de renseignements. C’est à l’hôtel Bidelburger de Osterbeck que le
Club Bidelburger (Bidelberger) se
forme lors de réunions du 29, 30 et 31 mai 1954 présidées par le prince
Bernard. Sont présents des politiciens, des financiers, des banquiers, des
militaires et des journalistes originaires des pays membres de l’OTAN. Il y a
aussi son créateur Joseph Retinger. Cet ancien agent du Special Operations
Executive (SOE), une organisation se voulant l’acolyte de l’Office of
Strategics Services (OSS), l’ancêtre de la CIA,
agit sous la bénédiction de Walter Bedell
Smith, le patron de la CIA.
Conflits
ou alliances? Tout comme le Prieuré de Sion, Retinger rêve de créer l’UE, le
premier pas vers les États-Unis d’Occident, une union économique de l’Europe
et des États-Unis. À cette fin, il crée le Congrès américain pour l’Europe
unie (ACUE) le 29 mars 1949, avec l’assistance de Paul-Henri
Spaak, homme politique qui entre 1936 et 1961 occupe le poste de ministre des
Affaires étrangères, premier
ministre de la Belgique, président de l’Assemblée consultative du conseil de
l’Europe et secrétaire général de l’OTAN. Comme
la réalisation des rêves exige de l’argent, le budget du Club Bidelburger
passe rapidement de «250 000 $ US» à «25 millions $ US» grâce aux dons
de mystérieux investisseurs qui gèrent des abris fiscaux. Ça n’en prend pas
plus pour nourrir des histoires de complots. Le 7 avril 1963, le journal
britannique Observer associe le Bidelburger à un outil de domination des
peuples autorisé par les gouvernements. En 1979, c’est au tour de
Gonsalez-Mata d’attaquer le Club dans Les Vrais maîtres du monde (Éditions
Grasset). Ce journaliste du magazine Actuel et ancien membre des services
secrets espagnols affirme que les «services secrets américains, italiens et
allemands» collaboraient avec le Bidelburger, pour «lutter contre le
communisme». Enfin, pour
Daniel Estulin, auteur et enquêteur, le
Bidelburger serait «une société secrète qui poursuit un seul objectif:
s'emparer du pouvoir mondial et soumettre le peuple aux intérêts des
super-puissants et super-riches». |
Malgré que le rêve de Jean Charest se présente comme une union entre le Canada et l’Europe excluant les États-Unis, nous pouvons y voir le début d’un échange global. À cette fin, notons que lors d’un discours de Jean Charest tenu aux États-Unis durant l’été 2009, il a invité les participants à réfléchir aux avantages qu’ils pourraient retirer s’ils se joignaient au Canada.
De la mission de Jean à la Commission
Bastarache
Le marché est heureux. Beaucoup moins la justice et la démocratie.
ce dernier pour le somme de
700,000 $ pour l’avoir traité publiquement de menteur, la convoitise du premier
ministre semble s’accompagner d’une impression de vouloir nuire à l’impartialité
de la controversée Commission Bastarache (Michel Bastarache) ayant le mandat
d’enquêter, depuis le 14 avril
2010, sur la nomination partisane de juges qui auraient des incidences sur le
financement du Parti libéral du Québec de Jean Charest et qui risque, à mon
avis, de s’étendre sur la scène internationale.Sauf mention, voici des
informations extraites du texte d’Antoine Robitaille «Bellemare craint avoir
affaire à une clique» parue dans Le
Devoir du 15 et 16 mai 2010:
Pierre Cimon est
nommé procureur en chef de la Commission Bastarache. Ce dernier est un donateur régulier du PLQ depuis le milieu
des années 80. Et bien que cette nomination remet en question la
partialité de la Commission, la ministre de la Justice Katleen Weil préfère se
taire plutôt que s’y opposer.
Ce
silence repose-t-il sur ses relations et idéaux qui marquent son ancienne vie ou
sa nouvelle fonction au sein du gouvernement Charest? La différence semble difficile à saisir. En
plus de la Justice, madame Weil s’occupe de l’application de la Charte
québécoise de la langue française en laissant l’impression de travailler contre
la loi 104 et de se réjouir des revendications (les supporte-t-elle?) des
anglophones publiées dans les médias en mai 2010, suppliant le gouvernement
d’opérer une plus grande anglicisation de l’éducation au Québec (question de
faire avancer le programme d’assimilation des francophones). Auparavant, comme
je l’ai énoncé dans Le Livre amer, madame Weil occupait
le
poste de secrétaire exécutive d’Alliance Québec, un groupe
francophobe composé officiellement d’un membre frayant avec le gain facile, sans
regard pour la justice. Mentionnons à cette fin qu’Alliance Québec oeuvre
contre la loi 101 et l’épanouissement
des francophones et eut pour
«directeur du programme d’éducation
Jeremy Hayes», mêlé le 28 février 1992 à la «saisie d’une
tonne de hachisch et de 2,2 kg de cocaïne» selon Marie-France Léger du
journal La Presse (le 29 février
1992, page A3).
Madame Weil connaît
bien Peter M. Blaikie. Ce dernier administre Alliance Québec de 1987 à 1989. Il
est aussi le cofondateur du cabinet Heenan-Blaikie.
Les liens sont serrés
entre ce service juridique et le gouvernement Charest. Amir Khadir de Québec solidaire
estime qu’entre 2003 et 2008, les «employés», associés ou cadres du cabinet ont
fait pour 303,180 $ de don au Parti libéral. Durant la même période, le cabinet
aurait reçu pour 2 155 183 $ de mandats du gouvernement libéral.
Terminons en
mentionnant que Michel Bastarache travaille pour Heenan Blaikie. Selon Marc
Bellemare, cet ex-juge doit enquêter sur le Tribunal administratif du Québec
présidé par Hélène de Kovachich. Qui est cette charmante dame? La conjointe de
Pierre-Marc Johnson, autre employé de Heenan-Blaikie occupant la fonction de négociateur
pour le Québec dans le projet de partenariat économique Canada-Union
européenne, un projet qui menacerait la souveraineté économique du Québec selon
l'IREC.