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Si le pape Pie VII avait vécu
aujourd’hui, par un magnifique septième jour il traduirait son nom par le
nombre 22 (21.9912) et vous demanderait d’acheter sept livres de PH7.
Salade de saumon en cube
VII
Sion
(extrait)
Nelson
Darby, «père de la
théologie de la dispensation», une suite d’événements bibliques, est un de ses
fervents partisans. Il croit que l’Amérique est la Nation qui a le pouvoir de
démasquer Satan, celui qui se fera passer pour Dieu en utilisant la ruse. Pat
Robertson joint le rang. Ce fondateur du
Christian Coalition, récompensé par Israël du Prix de l’amitié en juillet 2002,
exploite avec art cette idéologie, en mentionnant dans son livre New Wold Order (1991), l’existence d’une
chaîne secrète de banquiers européens ayant commandé l’assassinat d’Abraham
Lincoln. Il ajoute qu’un rabbin communiste aurait financé le Komitet
Gossoudarstvennoï Bezopasnotis (KGB). Enfin, lui, qui ne voit aucun mal chez
l'oncle Sam, ose exprimer ses sentiments par les mots. Contrairement à ceux de
Gilles Duceppe, ils ne provoquent pas d’animosités de la part de juifs, même
s’il prétend que la «juiverie internationale» conspire, qu’elle devra «être
détruite» si les États-Unis veulent s’assurer du «retour du Christ» et lutter
convenablement «contre Satan»[1].
Enfin, pour la majorité l’idéologie de la race et de la nation profite au
dénigrement de tout ce qui n’est pas anglo-américain et chrétien, par l’usage
d’images et de propos suggestifs pouvant influencer la pensée, voire la
contrôler, comme nous l’avons vu au premier chapitre. Parmi les exemples, les
réalisateurs du documentaire Angels and
Demons revealed profitent du succès du livre Anges et démons de Dan
Brown pour dénoncer des groupes et associations d’origines étrangères
comprenant le Komitet Gossoudarstvennoï Bezopasnotis (KGB) et le Prieuré de
Sion. Refus du verbe et de la connaissance? Pour les héritiers de cette
idéologie, les alliances entre la droite étasunienne, les multinationales, la
CIA et les groupes initiatiques n’existent pas ou peu pendant que les rivalités
entre les maçons britanniques et français prennent une autre allure. Les
Illuminati (Illuminés de Bavière) liés au Grand Orient et aux Jésuites sont
maintenant des Juifs, des agents du KGB, des banquiers organisés et invisibles
dont l’origine est étrangère à l’Empire anglo-américain.
À chacun
son complot. De notre côté, nous aurons l’occasion d’en découvrir d’autres. En
attendant, nos lectures nous permettent d’affirmer que le pire des complots
consiste à transmettre des mensonges dans l’intention de désinformer la
population et de la maintenir dans l’ignorance. Dimant, Baker et Kay savent
comment agir en ce sens. Ils ne mentionnent pas qu’il y a des juifs à la
manifestation du 6 août 2006. Entre la pensée totalitaire et la ségrégation, ils
négligent de dire que la grande nation canadienne-anglaise a modifié «la carte
électorale du Bas-Canada» pour empêcher la réélection du «premier député» juif,
«Ezekiel Hart». Que c’est aussi au Bas-Canada que les «concitoyens d’origine
juive» obtiennent «le droit de vote […] avec l’appui de la population
française»[2]! Ils
oublient de dire que les divisions qu’ils opèrent, par leurs gestes et propos,
provoquent non seulement des conflits, mais transforment les juives en des
cibles humaines pour servir cette équation: lorsque des juifs hors d'Israël
sont victimes de racisme, de violence et de politiques provocatrices, des
sionistes en profitent pour les inciter à se réfugier en Israël. Plus il y en
a, plus Sion doit agrandir ses territoires pour les loger, plus les pays
frontaliers crient à l’injustice, plus il y a des sévices et des tensions, plus
la droite politique et religieuse jubile et le sang coule. Hermès jouit. Ses
roses seront magnifiques. Ils oublient aussi de préciser que la misère des uns
fait la richesse de ceux qui contestent les frontières du Liban. À cette fin,
le 15 août 2006, Collin Powell, ex-secrétaire d’État sous le gouvernement de W.
Bush, participe à un souper-bénéfice intitulé Building a strongest Israel,
orchestré par le Fond National Juif (FNJ), organisme sioniste dont le but
serait de s’approprier des terres de la Palestine. Ils veulent que nous
oubliions que la sécurité profite au gain de copains. Tom Ridge,
directeur de la section US Visit du département de la Sécurité intérieure rencontré
au premier chapitre et porte-parole du Homeland Security, fréquente une faune
d’anti-islamistes et des membres des services secrets israéliens, britanniques
et étasuniens trouvant refuge dans le Clarion Fund, un groupe, fondé en 2006
par un Canadien d’origine israélienne, qui exploite merveilleusement la peur du
terrorisme pour étaler des propagandes et promouvoir la quête de données
biométriques. Ajoutons que les caméras qui observent les utilisateurs du métro de Montréal, grâce au soutien financier
du gouvernement canadien, sont fabriquées et gérées par «Verint Systeme
Canada», une entreprise israélienne ayant pied à Laval, Québec, depuis 1979.
Verint se spécialise dans «l’électronique d’espionnage» et la «capture vocale
et faciale», avec la collaboration des «services secrets américains et
israéliens», en plus de frayer avec les militaires, «Bell Canada, Nortel, ATT,
Bell South, IBM et Qwest», une filiale de la CIA qui carbure à la technologie
tout comme In-Q-Tel. Enfin, beaucoup de ses employés seraient des «militaires
et d'anciens agents du Mossad»[3]. Bref,
ils aimeraient peut-être que nous oubliions cette rumeur: Hitler se serait
inspiré Des Protocoles des sages de Sion pour perpétrer l’Holocauste au
nom de la race et de la nation allemande.
La Famille et les nazis! Pat
Robertson et la juiverie internationale… Il est temps de se poser cette question:
est-ce que des groupes qualifiés de sionistes pourraient utiliser le pouvoir
politique pour éliminer les obstacles à l’édification d’un NOM? Le «Dr
James Luther Adams, un professeur d’éthique à la Harvard Divinity School» à l’œuvre en 1935-36 pour «l’église
clandestine anti-nazie dirigée par Dietrich Bonhoeffer», répond à la question.
Depuis plus de 25 ans, il sent le début d’un fascisme chrétien émerger aux
États-Unis, au point de voir dans la «droite chrétienne d’inquiétantes
similitudes avec l’église chrétienne allemande pro-nazie et le Parti nazi»[4].
Bien que moins prononcé, le même mal affecte le sionisme. Des monstres de
ridicules attaquent les moindres faits et gestes de manifestants pacifiques en
usant d’un discours réducteur. Racistes et méprisants, ils ne rêvent pas de
l’idéal socialiste de Theodor Herzel mais condamnent le sionisme à une dérive
idéologique en agissant au nom des juifs.
Les
fous de Dieu, du cube et de la rose
Pour Herzel, cette intervention a
pour origine William H. Hechler, un aumônier de l’ambassade de Grande-Bretagne
à Vienne. Inspiré par Darby, il croit que le sionisme est une preuve tangible
des prophéties bibliques concernant la naissance d’Israël et le retour du
Christ. Il tente alors de convertir Herzel à sa vision, sans succès. Un drame
le sauve. Herzel décède à 44 ans, en
disant à l’oreille de Hechler de porter la torche du sionisme. En 1975, son
travail donne des fruits amers. Le sionisme est associé à la discrimination
raciale lors de l’adoption d’une résolution de l’ONU, pendant qu’on découvre
qu’Israël n’a plus rien à voir avec l’État socialiste souhaité par Herzel.
Pour Sion, cela prend
une tangente apocalyptique qui risque de nous ébranler dans les prochaines
années, puisqu’il serait nécessaire de réaliser de prophéties bibliques en tant
qu’étapes à suivre pour profiter à l’émergence d’une théocratie mondiale. Parmi
les écrits auxquelles nous nous référons, nous retrouvons ce passage d’Ézéchiel (34-13):
Je
les ferai sortir d’entre les peuples, je les rassemblerai de divers pays et je
les ramènerai sur leur territoire; je les ferai paître sur les montagnes
d’Israël, le long des ruisseaux et dans tous les lieux habitables du pays.
Avec
la complicité de l’ONU et de l’Angleterre, cet évènement arrive. Des Hébreux
immigrent vers Israël, des quatre coins du monde. Il ne manque que ceux vivant en Éthiopie, en
URSS et en Europe de l’Est. L’URSS tombe en 1991. Les pays de l’Europe de l’Est
retrouvent ensuite leurs libertés. Le 24 mai 1991, l’opération Salomon débute
afin de rescaper des Juifs éthiopiens. À cette fin, 34 Boeing 747 transportent
15 000 descendants de Salomon entre l’Éthiopie et Sion, ce qui permet de réaliser
cette prophétie d’Ésaïe (49,12): Les
voici, ils reviennent de loin, les voici les uns du nord et de l’ouest, les
autres du pays de Sinim (Éthiopie).
Mais
encore, cette possibilité que tous les juifs rentrent en Israël est sans
importance, si nous ne pouvons concrétiser cette promesse d’Ézéchiel
(37,27-28):
Ma demeure sera parmi
eux; je serais leur Dieu et ils seront mon peuple, et les nations reconnaîtront
que je suis l’Éternel lorsque mon Temple sera reconstruit pour toujours au
milieu de vous.
Ce
passage traite de la reconstruction du Temple de Salomon qui précède
obligatoirement le retour du Christ. Il y a par contre un obstacle majeur qui entrave cet
avènement. Sur les ruines du Temple
repose la mosquée d’Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’Islam. Le bâtiment
pourrait-il s’ériger ailleurs? Malheureusement, son site est sacré pour les
juifs. Nous pourrions déplacer la mosquée pierre par pierre. Son emplacement
est aussi sacré. Serait-il alors possible d'unir les deux religions à un seul
endroit? Sion répond à la question. Actuellement, le plan du Temple reconstruit
circule sur l'internet, sans la moindre trace d’Al-Aqsa. Est-ce que cela veut
dire que des seigneurs anticipent la destruction de la mosquée? Les invasions
militaires étasuniennes qui suivent le 11-septembre proposent non seulement une
réponse affirmative à cette question, mais elles s'alignent en plus sur ces
propos de Dick Cheney exposés au chapitre
précédent: Les interventions militaires
américaines préparent le retour du Christ.
[1] VICTOR Barbara, La Dernière croisade, Plon, 2004, pages
191 et 280.
[2] BEAUREGARD Marc,
«La poutre dans l’œil du Canada», lettre d’un lecteur, Le Devoir, le 19
et 20 août 2006, page B4. Cette information fut aussi soulignée à plusieurs
reprises par Robin Philpot (CIBL FM, 101,5) et par des membres de l’Action
Nationale.
[3] PERRON Benoît, L’Éconoxydable, CIBL FM 101,5, le 21 novembre 2006.
[4] HEDGES Chris, «La
droite chrétienne et la montée du fascisme aux USA», les Cahiers d’Ouranos, numéro 49, juin 2006, pages 23 à 25. Extrait de Balkans-info, février 2006.