Ce texte
fut envoyé en août 2010 à l’Aut’journal par l’ambassade
cubaine. En attendant la publication d’œuvres dans la section Auteurs,
nous le publions en tant que complément du Livre amer.
Pour les
lecteurs de l’essai, voici un guide:
Tavistock
Institute : pages 69, 212 et 213.
Daniel
Estulin : page 110
Le gouvernement mondial (1)
23
août 2010
Fidel Castro
J’ai écrit dans
mes Réflexions d’il y a deux jours, le 15 août, commentant un article du
journaliste cubain Randy Alonso, directeur du programme « La Table
ronde » de la télévision cubaine, sur une réunion tenue à l’hôtel Dulces
de Sitges par ce qu’il appelle le Gouvernement mondial : « D’autres
journalistes honnêtes suivaient comme lui les nouvelles qui parvenaient au
compte-goutte de cette curieuse rencontre. Quelqu’un de bien mieux informé
qu’eux suivait la piste de ces rencontres depuis de nombreuses années. »
Je voulais parler de Daniel Estulin. 475 pages
de vingt lignes chacune m’attendaient pour me plonger dans l’histoire
fantastique qu’il raconte, à supposer que l’un quelconque des participants à
cette réunion ait le front de nier sa
présence là ou sa participation à tout ce que raconte cet ouvrage.
Tout ce que je puis faire dans ces Réflexions, que je
diviserai en deux pour qu’elles ne soient pas trop longues, c’est inclure un
certain nombre de paragraphe que j’ai sélectionnés pour donner une idée de cet
ouvrage fabuleux intitulé Los Secretos del Club Bilderger. Estulin y
pulvérise les grand gourous : Henry Kissinger, George Osborne, les
directeurs de Goldman Sachs, Robert Zoelic, Dominique Strauss-Kahn, Pascal
Lamy, Jean-Claude Trichet, Ana Patricia Botín, les présidents de Coca-Cola, de
France Telecom, de Telefónica de España, de Suez, de Siemens, de Shell, de
British Petroleum, et d’autres politiciens et magnats des finances de cet
acabit.
Estulin commence par fouiller aux racines :
« Pendant deux dimanches de suite, ce qui est sans
précédents – nous raconte Donald Phau dans The
Satanic Roots of Rock – plus de soixante-quinze millions d’Etasuniens virent
comment les Beatles remuaient la terre et se dandinaient selon un rituel qui allait
vite être copié par des centaines de groupes de rock. »
L’homme chargé de « faire aimer » les Beatles aux
Etasuniens était Walter Lippmann. Les Beatles, le groupe le plus parodié
et imité de l’histoire de la musique, furent exposés devant le public étasunien
pour être découverts.
L’un des têtes de chapitre initiales s’intitule « Theo Adorno
entre en scène ».
La responsabilité d’élaborer une théorie social du rock’n
roll fut confiée au sociologue, musicologue et compositeur allemand Theodor
Adorno, "l’un des principaux philosophes de l’Ecole de Francfort de
recherche sociale…" Il fut envoyé aux USA en 1939 pour diriger le projet
de recherche de la radio de Princetown, un effort conjoint du Tavistock
et de l’Ecole de Francfort visant à contrôler les masses, financé par la
Fondation Rockefeller et dirigé par l’un des hommes de confiance de David
Rockefeller, Hadley Cantril…
De fait, les nazis avaient utilisé intensivement la
propagande radiophonique pour laver les cerveaux et en avaient fait un facteur
intégrant de l’Etat fasciste. Les réseaux du Tavistock avaient observé et
étudié ce phénomène et l’avaient largement utilisé dans leurs propres
expérimentations. L’objectif de ce projet, comme cela est expliqué dans Introduction à la sociologie de la musique, d’Adorno,
était de « programmer une culture "musicale" de masse comme
forme de contrôle social massif…
« Les chaînes de radio devinrent des machines qui
recyclaient vingt-quatre heures par jour les quarante plus gros tubes. »
Les Beatles arrivèrent aux USA en février 1964 quand le
mouvement des droits civils était à son apogée. Le pays vivait un profond
traumatisme national et se remettait du brutal assassinat du président John F.
Kennedy… Dans les rues de la capitale, le mouvement des droits civils, conduit
par Martin Luther King, convoquait une manifestation à laquelle accoururent
plus d’un demi million de personnes.
De 1964 à 1966, ce qu’on appela l’invasion britannique fut
l’éclosion d’une série de chanteurs et de groupe de rock de Grande-Bretagne qui
devinrent populaires aux États-Unis et assiégèrent la culture étasunienne. […]
fin 1964, la preuve était faite que cette « invasion anglaise » avait
été bien planifiée et coordonnée.
« Ces groupes nouvellement créés et leur style de vie…
se convertirent en un nouveau "type (jardon du Tavistock) très
visible", et il ne s’écoula guère de temps avant que de nouveaux styles
(mode vestimentaire, chevelure et utilisation du langage) n’entraînent des
millions de jeunes Étasuniens vers le nouveau culte. La jeunesse des USA
souffrit une révolution radicale sans même en être consciente… réagissant de
forme erronée aux manifestations de cette crise qui étaient les drogues de
nouveau type, d’abord la marihuana puis l’acide lysergique (LSD), un puissant
stupéfiant qui troublait l’état de conscience. […] On peut être sûr au quartier
général du M-16 à Londres et au siège de la CIA à Langley (Virginie) que le
renseignement britannique et sa filiale , le Bureau des services stratégiques
étasuniens, furent directement impliqués dans une recherche secrète visant à
contrôler la conduite humaine. Allen Dulles, le directeur de la CIA à ses
débuts, MK-Ultra, était le chef de l’OSS à Berne (Suisse), durant la première
époque de la recherche de Sandoz.
…aux USA et en Europe, les grands concerts de rock en plein
air furent utilisés pour freiner le mécontentement croissant de la population.
L’offense lancée par Bilderberg-Tavistock poussa toute une
génération sur le chemin pavé de briques jaunes du LSD et de la marihuana…
Aldous Huxley entre en scène
Le grand prêtre de la guerre de l’opium anglaise fut Aldous
Huxley, le petit-fils de Thomas H. Huxley, fondateur du groupe de la Table
ronde de Rhodes, et célèbre et éloquent biologiste qui aida Charles Darwin à
développer la théorie de l’évolution.
Toynbée, formé à Oxford… fut délégué britannique à la
Conférence de la paix, tenue à Paris en 1919.
Son tuteur à Oxford fut H. G. Wells, directeur du
renseignement britannique durant la première Guerre mondiale, et père spirituel
de la Conspiration du Verseau. Aldous Huxley fut un des initiés aux Fils du
Soleil, un culte dionysiaque auquel participaient les fils de l’élite de la
Table ronde britannique. Son roman le plus célèbre, Le meilleur des mondes, est le brouillon (chargé par
plusieurs conseils mondiaux) d’un monde socialiste véritable de l’avenir sous
un gouvernement unique, ou, comme son mentor fabien, H. G. Wells le dit dans le
titre d’un de ses romans populaire, le brouillon du Nouvel Ordre mondial…
Dans Le meilleur des
mondes,
Huxley se centra sur la méthode scientifique pour maintenir toutes les
populations hors de l’élite minoritaire à un état quasi permanent de soumission
et d’amour de leurs chaînes. Les outils principaux pour y parvenir étaient des
vaccins qui modifiaient les fonctions du cerveau et des médicaments que l’État
obligeait la population à prendre. De l’avis de Wells, ce n’était pas là une
conspiration, mais plutôt « un cerveau mondial travaillant comme la police
de l’esprit ».
En 1937, Huxley déménagea en Californie où il travailla
comme scénariste pour MGM, Warner Brothers et Walt Disney grâce à l’un de ses
contacts à Los Angeles : Zeitlin. […] « Bugsy Siegel, le chef de
l’organisation Lansky de la mafia pour la côte Ouest avait des liens étroits
avec Warner Brothers y MGM. »
De fait, l’industrie du spectacle – production,
distribution, marketing et publicité – est sous le contrôle d’une mafia qui est
née de l’union de la criminalité organisée et d’escrocs de haut niveau de Wall
Street, qui sont contrôlé en ultime instance par la toute-puissante Bilderberg.
L’industrie du spectacle est conçue à la manière de n’importe quelle autre
“ligne d’affaire” de la Bilderberg et de ses séides.
Le travail d’Huxley
En 1954, Huxley publia une étude retentissante sur
l’expansion de la conscience par l’utilisation de la mescaline, les Portes de la perception, le premier manifeste de la
culture des drogues psychédéliques.
En 1958, il réunit la série d’essais qu’il avait écrits pour
Newsday sous le titre
de Retour au meilleur des mondes, dans lesquels il décrivait une
société où « le premier objectifs des gouvernants est d´éviter à tout prix
que les gouvernés causent des problèmes ».
Il prédit que les démocraties changeraient d’essence :
les vieilles et curieuses traditions – élections, parlements, cours suprêmes –
resteraient, mais leur substrat serait le totalitarisme non violent. […] En
attendant, l’oligarchie dirigeante et son élite bien entraînée de soldats, de
policiers, de fabricants de pensée et de manipulateurs de cerveaux dirigeaient tranquillement
le monde à leur guise. De fait, cette description d’Huxley s’ajuste
parfaitement à la situation actuelle.
En septembre 1960, Huxley fut nommé professeur invité du Centennial Carnegie au Massachusetts Institute
of Technology (MIT) de Boston. Il fut renvoyé au bout d’un semestre.
« Durant son séjour dans la ville, Huxley créa un cercle à Harvard… »
Le thème public de ce cercle ou séminaire d’Harvard fut la
religion et sa signification dans le monde moderne. […] Michael Minnicino, dans
un article publié par la revue The
Campaigner
d’avril 1974 […] affirme : « Huxley noua des contacts durant son
séjour à Harvard avec le président de Sandoz, qui travaillait à son tour,
commissionné par la CIA, à produire de grandes quantités de LSD et de
psilocybine (une autre drogue de synthèse hallucinogène) pour MK-Ultra,
l’expérimentation officielle de la CIA de la guerre chimique », une
expérimentation au cours de laquelle des êtres humains servirent de cobayes et
en moururent souvent, et dans laquelle le LSD était fréquemment utilisé. […]
Par ailleurs, l’Université McGill de Montréal (Canada), un
des établissements d’enseignement supérieur liés au groupe Bilderberg, fit
aussi des expérimentations dans les années 60 dans le cadre du programme
MK-Ultra, sous les auspices d’un fasciste dégénéré du Tavistock, John Rees, les
victimes en ayant été des enfants d’orphelinats locaux qu’on torturait puis
auxquels on administrait ensuite différentes doses de LSD. […] Selon des
documents récemment déclassés par la CIA (au titre de la Loi sur la liberté
d’information), Allen Dulles (alors directeur de la CIA), acheta plus de cent
millions de doses de LSD, « dont beaucoup terminèrent dans les rues des
USA à la fin des années 60 », selon ce qu’affirme Minnicino dans l’article
susmentionné.
Des milliers d’étudiants servirent de cobayes et
commencèrent aussitôt à synthétiser leurs propres « acides ».
… « l’immense majorité de ceux qui protestaient contre la
guerre entrèrent dans Students for a Democratic Society à cause de la
sensation d’outrage que provoquait la situation au Vietnam. Mais, une fois
attrapés dans le climat créé par les experts en guerre psychologique de
l’Institut Tavistock, et inondés par le message selon lequel l’hédonisme et la
défense du pays étaient une alternative légitime à la guerre
« immorale », ils oublièrent leur échelle de valeurs et leur
potentiel créatif dans un nuage de fumée de haschich », comme l’écrit
l’auteur de la monographie susmentionnée.
Créer la contre-culture
La « guerre » culturelle ouverte, bien que non
déclarée, contre la jeunesse étasunienne éclata pour de bon en 1967, quand le
groupe Bilderberg, pour atteindre ses objectifs, commença à organiser des
concerts en plein air. Il parvint par cette arme secrète à attirer plus de
quatre millions de jeunes à ces « festivals ». Sans le savoir, les
jeunes se convertirent en victime d’une expérimentation parfaitement planifiée
à partir de drogues à grande échelle. Les drogues hallucinogènes […] dont les
Beatles prônaient la consommation […] étaient distribuées librement à ces
concerts. Très vite, plus de cinquante millions de ceux qui y assistèrent (ils
avaient alors de dix à vingt-cinq ans) rentrèrent chez eux convertis en
messagers et promoteurs de la nouvelle culture des drogues ou de ce qu’on finit
par connaître comme le « New Age ».
Le plus grand concert de tous les temps à l’air libre, le
« Woodstock Music and Art Fair », fut qualifié par la revue Time comme un « festival du Verseau » et comme
« le plus grand spectacle de l’histoire ». Woodstock fit partie du
lexique culturel de toute une génération.
« A Woodstock – écrit le journaliste Donald Phau –
presque un demi million de jeunes se réunirent pour qu’on les drogue et qu’on
leur lave le cerveau dans une ferme. Les victimes étaient isolées, entourées
d’immondices, bourrées de drogues psychédéliques, et on les maintint éveillées
pendant trois jours, tout ceci avec la complicité totale du FBI et de hauts
fonctionnaires du gouvernement. La sécurité du concert fut fournie par une
communauté hippie entraînée à la distribution massive de LSD. Ce fut de nouveau
les réseaux du renseignement militaire britannique qui initièrent tout »,
avec l’aide de la CIA par l’intermédiaire de son ancien directeur, William
Casey, et de ses contacts avec Sefton Delmer du MI6, dont le contact Bruce
Lockhardt fut chargé de contrôler Lénine et Trotski durant la révolution
bolchevique.”
Il faudrait attendre une nouvelle décennie pour que la
contreculture s’intègre au vocabulaire étasunien. Mais c’est là que furent
semées les graines de ce qui était un projet secret titanesque visant à
invertir les valeurs étasuniennes. Le sexe, les drogues et le rock’ and roll,
de grandes manifestations dans toute la nation, des hippies, des toxicomanes
qui abandonnaient leurs études, la présidence de Nixon et la guerre du Vietnam
déchiraient la trame même de la société étasunienne. Le vieux et le neuf se
heurtaient de face sans que personne soit conscient que ce conflit faisait
partie d’un plan social secret, conçu par certaines des personnes les plus
brillantes et les plus diaboliques au monde.
La Conspiration du Verseau
« Au printemps de 1980 – écrit Lyndon LaRouche dans
DOPE INC. – un livre intitulé The
Aquarian Conspiracy (vendu à plus d’un million d’exemplaires et traduit dans
dix langues) se convertit du jour au lendemain en un manifeste de la
contreculture. » […] Selon The Aquarian Conspiracy, il était
temps que les quinze millions d’Etasuniens qui avaient pris part à la
contreculture s’unissent pour provoquer un changement radical aux USA. De fait,
ce livre fut la première publication ciblant le grand public qui misait sur le
concept de travail en équipe, un concept considéré comme le plus vertueux et
rapidement impulsé par les « gourous du management ».
L’auteure, Marilyn Ferguson affirmait : “Tout en ébauchant
un livre encore sans titre sur les nouvelles alternatives sociales émergentes,
j’ai pensé à la forme particulière de ce mouvement, à son leadership atypique,
à l’intensité patiente de ses partisans, à ses succès improbables… »
A une conférence de
1961,
Aldous Huxley avait décrit cet Etat policier comme « la révolution
finale » : une « dictature sans larmes » sous laquelle le
gens « aiment leurs chaînes ».
Zbigniew Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale du
président Carter, fondateur de la Commission Trilatérale et membre du groupe
Bilderberg et du CFR, formule des vues identiques dans son passionnant Between Two Ages: America’s Role in the Technotronic Era, écrit sous
les auspices de l’Institut de recherche sur le communisme de l’Université de
Columbia, et publié par Viking Press en 1970.
Sans recourir à la répression violente, ils ont mis au point
une série d’actions complexe pour obtenir un « citoyen pacifique »
pour le Nouvel Ordre mondial. […] Ils ont aussi appuyé de nouveaux concepts
comme « l’intelligence émotionnelle », autrement dit la capacité de
s’aimer soi-même et de se lier adéquatement aux autres. […] Une troisième voie
pour convertir ce « citoyen industriel » en un « citoyen
pacifique » est une grande campagne de marketing visant à garantir une
immense reconnaissance sociale à ceux qui collaborent avec les ONG, comme je
l’ai expliqué dans mon premier livre La
verdadera historia del Club Bilderberg.
Selon Harmon :
« Une fois ramollis, [les USA] étaient mûrs pour l’introduction
de drogues (en particulier la cocaïne, le crack et l’héroïne) et le début d’une
époque qui allait rivaliser avec la prohibition et avec les énormes sommes
d’argent qui commenceraient à s’amasser. »
Il vaut la peine de signaler que des longs passages des
trois mille pages de « recommandations » données par le CFR au
président élu Ronald Reagan en janvier 1981 se basaient sur le rapport « Les images changeantes de l’homme » de Willis Harmon.
Par une nuit de pleine lune, le 8 décembre 1980, John Lennon
fut assassiné par un certain Mark Chapman. Il est peu probable que nous
parvenions à savoir un jour si Mark Chapman était victime d’une psychose modèle
induite artificiellement, si c’était un assassin dans le style du
« candidat manchou » envoyé par le Tavistock, la CIA ou le MI6 pour
faire taire un Lennon de plus en plus difficile à contrôler.
CHAPITRE 2
La parfaite machine à laver le cerveau : MTV
MTV, la télévision de la musique, entre en jeu
MTV, une chaîne privée de musique populaire, de rock et de
vidéos musicaux, inventée et dirigée par Robert Pittman et ciblée sur un public
d’adolescents et de jeunes, a été fondée le 1er août 1981. Elle fait
partie aujourd’hui de l’empire Viacom (connu comme CBS Corporation, dont le
président directeur général, Sumner Redstone, est membre à part entière du CFR
et qui fait partie du Club Bilderberg). Pour toucher ces jeunes sans que la
société ne se rende compte de la tromperie, il a fallu « disposer d’une
contre institution qui prônerait des valeurs contraires aux valeurs dominantes
dans la société ».C’est justement ce que fait MTV. « Mais pour que
cet effort aboutisse – affirme L. Wolfe – il faut neutraliser ou, du moins,
affaiblir l’influence positive des parents et de l’école.
« Le modèle à cet égard furent les spectacles théâtraux
offerts par le pré nazi Richard Wagner, durant lesquelles on conduisait le
public à une sorte d’extase, ce qui fut utilisé ensuite sciemment par les nazis
quand ils créèrent leurs propres célébrations symboliques, comme les réunions
de Nuremberg. » Les spécialistes du lavage du cerveau qui créèrent MTV
étaient très conscients de ses effets. E.
Ann Kaplan affirme dans un livre sur cette chaîne, Rocking Around the Clock,
que
MTV « hypnotise plus que toute autre, parce qu’elle consiste en une série
de textes courts qui nous maintiennent dans un état d’émotion et d’attente
constant… Nous sommes attrapés dans l’espoir constant que la vidéo suivante
nous satisfera enfin. Séduits par la promesse de la plénitude immédiate, nous
continuons de consommer à l’infini ces textes cours. »
Durant les quatre minutes que dure en gros une vidéo
musicale (les scientifiques du Tavistock ont déterminé que c’était là la durée
maximale où un sujet involontaire était susceptible de recevoir les messages contenus
dans ces programmes), « une réalité artificielle sous forme de
"contrepoints" s’insère dans la conscience, se substituant à la
réalité cognitive… »
« Si les gens y pensaient – écrit Walter Lippmann –
cela pourrait prendre fin, mais, conclut-il, la masse d’illettrés, de débiles
mentaux, d’individus profondément névrotiques, dénutris et frustrés est si
considérable qu’il y a des raisons de croire bien plus que ce qu’on croit
généralement. Ainsi donc, ceci est mis à la portée de gens qui, mentalement, sont
des enfants ou des barbares, et dont les vies sont extrêmement embrouillées, et
qui choisissent des contenus simples à grand attrait populaire… » […] Dans
Crystallizing Public Opinion, Edward Bernays
a affirmé que “le citoyen moyen est le censeur le plus efficace au monde. Son
esprit est la meilleure barrière qui le sépare des faits. »
Le spectateur victime d’un lavage de cerveau conserve
l’illusion qu’il est capable de choisir, tout comme le drogué croit contrôler
sa dépendance, et non l’inverse. Ann Kaplan écrit : « MTV est conçue
à partir d’une maîtrise de plus en plus grande des méthodes de manipulation
psychologique. » […] La consommation moyenne quotidienne de télévision
n’avait cessé de s’accroître depuis l’apparition de la télévision, si bien qu’elle
était, dès le milieu des années 70, l’activité quotidienne à laquelle les gens
consacrait le plus de temps, après le sommeil et le travail, à raison de
presque six heures. Depuis, avec l’apparition du magnétoscope, des lecteurs de
vidéo, cette moyenne a beaucoup augmenté. Les écoliers passaient presque autant
de temps devant leur téléviseur que dans leur lit.
Selon Emery, « pour reprendre la terminologie
freudienne du lavage de cerveau, le spectateur d’une vidéo musicale est dans un
état induit très semblable au sommeil. L’apparition répétitive de couleurs et
d’images brillantes qui obnubilent l’aide ou l’induit à entrer dans cet état,
tandis que le rythme de pulsations et de vibrations du rock a un effet
semblable sur l’ouïe. » Nous sommes non seulement à une époque de
télévision, mais aussi à une époque conditionnée par la télévision – et c’est
une époque d’angoisse, de mécontentement, de frustration, allant nulle part ou
partout à la fois, comme il est logique dans un environnement où [la TV] est omniprésente.
Les cliques et les lobbyistes sinistres du groupe
Bilderberg, les milieux clandestins d’influence et de manipulation conscientes
et intelligentes des habitudes organisées constituent l’expression la plus
récente d’une campagne de manipulation plus profonde pour instaurer un
gouvernement mondial sans bornes et ne répondant qu’à lui-même.
…les principaux succès vendus à dessein à une population
démoralisée en faveur du fondamentalisme fanatique d’un groupe de personnes ne
répondant devant rien et cherchant le pouvoir absolu au prix de la dignité de
l’homme moderne, dénigré, humilié et méprisé par les pouvoirs combinés de
l’appareil de manipulation et de lavage du cerveau de Bilderberg-CFR-Tavistock
avec son équipe de scientifiques, de psychologues, de sociologues et de
scientifiques de la nouvelle science (New Age, mysticisme, etc.),
anthropologues et fascistes décidés à recréer un nouvel empire romain.
Ce furent d’abord
Edward
Berneys et Walter Lippmann. Puis, Gallup et Yankelovich. Plus tard, Rees et
Adorno, Aldous Huxley et H. G. Wells, Emery et Trist, suivis de la culture des
drogues et de la Conspiration du Verseau, un prétendu idéal
« humaniste » en faveur de la vieille culture, saupoudré d’un
zeste de liberté humain, alors qu’il s’agit en fait d’une manière intelligente
de dégrader le gens pour en faire de simples animaux de ferme, en lui niant
l’originalité de la conscience humaine, et à même de se comprendre partout sans
besoin de traduction.
Le Nouvel âge sera un Nouvel âge sombre. Il signifiera la
mort prématuré d’un peu plus de la moitié de la population, et l’oubli délibéré
des meilleurs acquis de l’humanité. Telle est l’idéologie totalitaire que prône
le Nouvel Ordre mondial, décidé à gouverner le monde, même sur nos cadavres.
[…] Pourquoi vaut-il la peine de défendre notre civilisation ? Pourquoi un
régime basé sur la liberté est-il meilleur que les tyrannies qui oppriment
aujourd’hui une bonne partie de la planète ? Pour beaucoup, les réponses à
ces questions vont de soi, mais pour beaucoup, non.
CHAPITRE 3
Comment et pourquoi le club Bilderberg a-t-il organisé la
guerre au Kosovo
Cette fois-ci, c’était le tour aux Balkans. Le « plan
directeur » avait été conçu durant la réunion que les membres du Club
Bilderberg avaient eue en 1996 au King City, une petite enclave de luxe située
à une vingtaine de kilomètres de Toronto (Canada). […] les guerres des membres
du Club Bilderberg au Kosovo et dans les Balkans eurent un motif concret :
drogues, pétrole, richesse minière, faire avancer la cause du
« gouvernement mondial ».
Les USA et l’Allemagne commencèrent à appuyer les forces
sécessionnistes en Yougoslavie après la chute du communisme dans l’ancienne
Union soviétique, quand la Fédération yougoslave refusa d’être incorporée dans
l’orbite occidentale. John Pilger,
un journaliste australien bien coté qui enquête sur les guerres, a écrit dans The
New Statesman
: « Milosevic était un idiot ; mais c’était aussi un banquier qui avait
été considéré à un moment donné comme un allié de l’Occident prêt à mettre en
œuvre des "réformes économiques" conformes aux exigences du FMI, de
la Banque mondiale et de l’Union européenne ; à son grand dam, il refusa
de céder en matière de souveraineté. L’Empire n’en attendait pas moins. »
Selon Neil Clark, un journaliste spécialiste du Moyen-Orient et des Balkans,
« plus de 700 000 entreprises yougoslaves étaient encore sous propriété
sociale, et la plupart étaient contrôlées par des commissions paritaires
directeurs travailleurs, et seul 5 p. 100 du capital étaient en des mains
privées. »
Sara Flounders, une activiste et journaliste proche du Parti
mondial des travailleurs, un mouvement pacifiste international, a écrit dans un
article : « …les conditions d’octroi de crédits de la part du
Fonds monétaire international et de la Banque mondial exigent la désintégration
de toutes les entreprises publiques. C’est le cas du pétrole et du gaz naturel
dans le Caucase et sur la Mer caspienne, ainsi que des mines de diamant de
Sibérie. Quiconque possède ou domine un intérêt dominant […] sera le vainqueur
de la lutte armée en cours au Kosovo. La domination de l’OTAN sur le terrain
mettra les entreprises étasuniennes dans la meilleure position pour s’emparer
de ces ressources. »
Les membres du Club Bilderberg prétendaient au début
« allumer » les Serbes en poursuivant les criminels de guerre qu’ils
abritaient, en les conduisant devant un nouveau tribunal international. Les
Serbes, fiers et expérimentés, esquivèrent cette provocation en persuadant les
suspects du plus bas niveau de se livrer volontairement. Mais ce n’était pas
suffisant. Pour exciter les Serbes et les pousser à la guerre, le tribunal de
La Haye contrôlé par les USA recourut à des enlèvements illégaux.
Ceci expliquerait aussi pourquoi Richard Holbrooke, l’ambassadeur étasunien à l’ONU de 1999 à
2001, membre du Club Bilderberg et du CFR, et six fois candidat au Prix Nobel
de la paix, a inséré une clause sur le Kosovo dans l’accord final. Qu’est-ce
que le Kosovo avait à voir avec la Bosnie ? Rien. Mais l’idée d’Holbrooke
était de convertir la Bosnie en en ballon d’essai de la future expansion du
Club dans les Balkans.
En quête d’une excuse : William Walker entre en scène
Comme l’explique John Laughland dans son article :
« La technique d’un coup d’État », William Walker était membre du CFR
et « ancien ambassadeur en El Salvador, dont le gouvernement, appuyé par
les États-Unis, avait implanté des escadrons de la mort ». En 1985, Walker
était sous-secrétaire d’État adjoint pour l’Amérique centrale et un agent clef
dans les tentatives de la Maison-Blanche, sous Reagan, de renverser le
gouvernement nicaraguayen. Le lieutenant-colonel Oliver North, nommé membre du
Conseil de sécurité nationale début 1981 et renvoyé le 25 novembre 1986, était
le fonctionnaire de l’administration Reagan le plus impliqué dans l’aide
secrète aux contras grâce aux
profits que laissaient les ventes d’armes à l’Iran.
Selon son dossier judiciaire, Walker fut chargé de mettre en
place une fausse opération humanitaire sur la base militaire d’Ilopango (El
Salvador), qui était utilisée secrètement pour fournir des armes, de la
cocaïne, des munitions et des provisions aux mercenaires contras qui attaquaient le Nicaragua.
Walter, qui avait fourni de armes aux contras au Nicaragua et qui était devenu maintenant un observateur
de la paix, déclara à la presse mondiale que la police serbe était coupable du
« massacre le plus horrible » qu’il avait jamais vu. Les Serbes, qui
avaient évité jusque-là habilement les provocations de l’OTAN et du Club
Bilderberg, étaient tombés. Le « massacre » fut le prétexte de
l’intervention. Le 30 janvier, le Conseil de l’OTAN autorisa le bombardement.
Et le Club ordonna à son secrétaire général, Javier Solana, d’ « user la
force armée pour obliger les délégués serbes et d’ethnie albanaise aux
négociations de "paix" en France à parler d’un accord-cadre pour l’
"autonomie" du Kosovo.
Le 4 août, The
Washington Post
citait un « haut fonctionnaire du département étasunien de la Défense
selon lequel une seule chose pourrait provoquer un changement de
politique : "Je pense que si les atrocités atteignaient des niveaux
insupportables, ce serait probablement un détonateur." »
En guise de référence historique utile, il faut rappeler que
les Serbes ont été victime des pires actions d’épuration ethnique, comme les
200 000 ou plus qui furent liquidés dans la région de Krajina, en Croatie,
durant l’Opération Tempête appuyée par les USA en 1995, ou les 100 000 ou
plus qui furent éliminés du Kosovo par l’ELK à la fin des bombardements de
l’OTAN. Inutile de dire que le Tribunal de La Haye, ce mécanisme de justice du
Nouvel Ordre mondial, n’a rien fait pour présenter les auteurs de ces atrocités
devant lui.
« Ils devaient le savoir, parce que, sinon, qu’est-ce
qui pousserait la Couronne à maintenir une armée dans cette région où il n’y
avait rien de valable, sauf un commerce d’opium lucratif ? Il coûtait très
cher de maintenir des hommes armés dans un pays si lointain. Sa Majesté a dû se
demander pourquoi ces unités militaires étaient là », se demande John
Coleman dans Conspirator’s
Hierarchy: The Story of the Committee of 300.
Implication des USA dans le trafic de drogues
À la différence de ce que les livres d’histoire nous ont
raconté pendant des années, le néfaste trafic de drogues n’est pas l’apanage
des criminels, à moins que nous entendions par criminels certaine des familles
les plus importantes des États-Unis, connues comme l’establishment libéral de
l’Est et dont les membres dirigent ce pays par
oligarchie interposée à travers d’un système de gouvernement parallèle connu
comme le Club Bilderberg…
Kosovo et l’héroïne
Deux journalistes, Roger Boyes et Eske Wright affirmaient
dans un article du Times, de Londres,
du 24 mars 1999, que « l’Albanie, qui joue un rôle clef dans le transfert
d’argent aux Kosovars, était à l’épicentre du trafic de drogues en
Europe. »
L’Albanie est devenue la capitale du crime en Europe. Les
groupes les plus puissants du pays sont des criminels organisés qui l’utilisent
pour cultiver, traiter et entreposer un gros pourcentage des drogues illégales
destinées à l’Europe de l’Ouest.
À suivre demain.